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La quadrature du cercle de la gestion des compétences
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La quadrature du cercle de la gestion des compétences 2009-04-22 Responsable de la gestion des compétences de CA2i depuis peu, il a bien fallu se rendre à l’évidence : là comme ailleurs, l’image théorique se heurte immanquablement au principe de réalité.
Dans une vision idéale et donc subjective, une gestion des compétences efficace se situe d’abord dans un cadre humain et individuel. Nous faisons progresser les collaborateurs. Puis, l’élévation de l’homme ou de la femme dans l’entreprise amène automatiquement l’amélioration du groupe. L’acquisition de savoir, de savoir-faire ou de savoir-être par l’individu ajoute à la valeur professionnelle de l’entité collective.
Pourtant, cette image d’Epinal du progrès de tous par le progrès de chacun est vite érodée par le principe des réalités économiques, notamment lorsque qu’une crise s’impose à nous.
Dans ces moments là, l’environnement nous rappelle que l’objectif de l’entité juridique « entreprise » est parfois différent de celui des entités humaines qui la composent. Que le désir louable et compréhensible d’amélioration, de progression, et de développement personnel ne peut pas toujours être entendu dans le cadre socio-économique d’une société a but lucratif ayant pour enjeu la performance et parfois la survie. Nous trouvons alors l’expression plus marquée d’une réalité pourtant toujours présente : la compétition entre les intérêts collectifs et les intérêts individuels.
Ici se situe la quadrature du cercle.
Dans une société « entreprise » où même plus largement dans une société « civilisation », cette problématique est un point essentiel de réussite. Un des critères permettant d’évaluer la santé, l’avancée d’une « société » est sans doute la qualité de cette mayonnaise faite de satisfaction des souhaits des individus et de réalisation des objectifs de l’institution.
Cette émulsion est délicate a faire prendre même si tous les ingrédients sont connus à notre époque du multi-coaching et la connaissance accessible par tous. Il faut trouver le bon dosage et le tour de main.
Le dosage dépend notamment des différents contextes. Une multinationale ne se gère pas comme une entreprise de 50 personnes, comme la notre. Même si l’individu est à peu près le même partout, l’échelle de grandeur de l’organisation dans laquelle il se trouve a, malgré tout, un impact sur sa capacité à se réaliser dans cette organisation. Dans tous les cas, les ingrédients ne manquent pas, incentives salariales, GPEC, formation, participation…
Le tour de main ensuite dépend également de la philosophie d’entreprise, sa culture. A la main, au fouet (excusez l’image culinaire), avec rudesse ou souplesse, il existe finalement beaucoup de manière de faire et toutes peuvent réussir.
Car la seule règle en la matière est le résultat final :
La mayonnaise a-t-elle pris ? Le salarié se sent-il dans un cadre professionnel où son intérêt personnel converge, au moins en partie, avec celui de l’entreprise ?
Non seulement l’art est difficile, mais la mesure du succès en la matière est subjective et provisoire.
CA2I est à la fois éditeur de solutions logicielles de Paie & SIRH et SSII. Conscients que nos collaborateurs sont nos ressources les plus précieuses, nous avons mis en place plusieurs actions pour rapprocher les objectifs individuels et ceux de l’entreprise : mise en place d’un régime d’intéressement aux résultats de l’entreprise, processus collégial d’élaboration du plan de formation, refonte des entretiens annuels et enrichissement des critères d’évaluation de performance. Le remplacement des Fiches de Fonctions par des Fiches de Résultats individuels permet au collaborateur de réfléchir à ses tâches, ses résultats-cibles et leur contribution aux objectifs collectifs.
Il est un peu tôt pour mesurer les résultats de ces actions. Pour autant, ce que l’on constate déjà, c’est l’adhésion immédiate de la plupart des collaborateurs à ce souhait affiché d’une vraie réflexion sur la convergence des objectifs collectifs et individuels.
Et notre turn-over, traditionnellement élevé dans les SSII, est passé en 2 ans de plus de 20% à moins de 5%.
Ce qui semble indiquer que notre mayonnaise prend !
S’atteler à la résolution de cette quadrature du cercle est déjà un signe de bonne santé pour l’entreprise et beaucoup le perçoivent spontanément. En cela, c’est déjà un succès.
Frédéric BŒUF
Responsable gestion des compétences
CA2i
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